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mardi 10 août 2010

Des images en vrac!

À défaut d'avoir suffisamment de temps pour mettre le blog à jour (nos aventures filent à vive allure!), voici quelques images qui, le plus souvent, valent mille mots...

Moi, Caro et Lianne, après un peu trop de Punta (liqueur forte disponible en Equateur)... Mais non, nous étions seulement en forme dans un resto d'Ibarra!

À gauche: Lianne et Caro dans le costume traditionnel que porte encore les femmes à Otavalo.
À droite, moi et Caro au-dessus de la chute de Peguche, là où les hommes vont une fois par année se purifier en s'y lavant nu, fête traditionnelle que l'on appelle Inti Raymi.
L'une de nos multiples péripéties à nos risques et périls: le parapente au-dessus des Andes!
À gauche, Caro dans les airs qui conduit le parapente et prend même le temps de se prendre en photo!
À droite: un semi-pro en attente d'un vent en sa faveur...on ne l'a jamais revu...

Moi avant le grand saut, en toute confiance...de l'extérieur....

Partie 2 : Naturaleza : Cuicoha y Esperanza

Partie 2 : Naturaleza : Cuicoha y Esperanza


Ibarra est une ville aux multiples options. À l’instar de Quito, on y retrouve beaucoup de restaurants et de bars, un terminal d’autobus, des petits marchés locaux... Mais plus encore, Ibarra est en quelque sorte un lieu de transit, à partir duquel il est possible de découvrir aux alentours des petits villages aux atouts insoupçonnés.

Parmi ces villages, il y a Cotacachi, situé à quelques kilomètres d’Ibarra, et où s’y trouve une vaste lagune nommée Cuicocha (en français : le lac du cochon-dinde, en raison des îles émergeant de son centre, rappelant le dos de deux cochon-dindes). Cette étendue d’eau s’étant formée à la suite de l’effondrement d’un cratère volcanique. Un incontournable!

Caroline, Lianne et moi avons amorcé une longue randonnée de 4 heures dans les montagnes qui surplombent la lagune. Au loin, en arrière-plan, le volcan Cotacachi veillait sur nous pendant que nous nous efforcions de revenir avant la tombée du jour. Nous avons même dû embarquer dans une boîte de camion remplie de foin pour revenir à temps car nous avions demandé au chauffeur de taxi de nous attendre à la sortie du parc. Je vous le confirme, ça brasse dans une vieille boîte de pick-up sur une route de terre! Les deux hommes dans le camion ont tout de même été très gentils de nous offrir cette petite balade des gens heureux.

À la sortie du parc, accusant un léger retard d’à peine quelques minutes, le chauffeur de taxi, lequel avait promis de nous attendre à la sortie du parc (nous avons fait la gaffe de lui payer le chemin de retour à l’avance, à ne pas refaire!) n’était déjà plus au rendez-vous… Nous avons été contraints de quêter une fois de plus un « lift » à une famille qui passait par là… Cinco dollares por favor! ;p





Dans un petit village encore plus au nord, nommé Esperanza, nous avons fait la connaissance d’Emerson, un guide local qui n’a pas beaucoup de travail en raison de la quasi absence de touristes dans ce petit coin de pays pourtant très charmant. Alors que nous voulions tenter l’équitation, il nous a plutôt proposé l’escalade (ou peut-être a-t-il mal compris?), offre que nous avons accepté sans hésitations, et par chance! L’émotion a atteint son apogée alors que nous grimpions une petite falaise non loin d’une cascade. Emerson s’est même payé une petite saucette avec Lianne sous les chutes d’eau glacée.




Mais le plus intéressant reste à venir et il me concerne un peu trop directement. Alors que je marchais côte à côte avec Emerson, celui-ci s’est mis à nous parler d’une sorte de plante qu’on retrouve dans les montagnes, un peu partout en Équateur je suppose. Et cette plante, elle a bien sûr une particularité, mais pas ce que vous pensez. Il s’agit en fait de se la frotter partout sur le corps, et une sensation de brûlure, très piquante, se met à apparaître graduellement. J’ai alors accepté naïvement ce petit traitement spécial qu’on appelle un rituel par ici.

Mais ce n’est pas fini, une fois cette sensation obtenue, M. le guide se remplit la bouche de Puntas (une boisson forte, très forte) et crache le tout sur mon corps déjà un peu amoché pour raviver la sensation. Puis, il fume et m’enduit le corps de fumée, un peu partout. Se mettent alors à surgir des irruptions cutanées un peu partout… Pour faire durer le plaisir, dit-il. Une sorte de warm-up avant un party…. Bref, tout cela était un peu étrange, mais est vite devenu très amusant et nous avons tous participant à cette ambitieuse entreprise au détriment de notre corps meurtri. Ne vous inquiétez guère, les boutons disparaissent après environ une heure et tout redevient à la normale.

Sincèrement, c’était une expérience assez incroyable merci et elle nous a permis de rencontrer un être authentique, un amoureux de la nature et de son pays. Un local, comme on les appelle en anglais. Je m’arrête ici, les photos en disent déjà beaucoup!

dimanche 25 juillet 2010

L’arrivée

Six jours sont passés déjà et voilà que nous avons enfin un peu de temps de libre, entassés dans notre petite et sympathique chambre d’hôtel,  pour vous faire part de nos plus beaux moments jusqu’à présent.

Mais avant tout, une première impression del Ecuador s’impose, à commencer par sa capitale : Quito!

Bien que nous soyions arrivés très tard mardi soir (pas loin de minuit), l’amie hollandaise de Caroline, Lianne, était fidèle au poste et nous attendait patiemment à travers les foules et les foules d’Équatoriens agglomérés à la sortie des douanes,  attendant religieusement  la venue des membres de leur famille. Parmi eux,  certains n’étaient pas retournés à bon port depuis  plusieurs années.

Lianne, que Caroline a rencontrée lors de son séjour au Pérou l’année dernière, est presque parfaitement trilingue : dutch, anglais et…espagnol! Disons que cela nous facilite grandement la tâche (même si Caroline se débrouille super bien), particulièrement lorsqu’elle nous a négocié un taxi de l’aéroport jusqu’à notre hôtel, El Centro del Mundo. Nous avons donc profité de notre première nuit pour faire connaissance et planifier davantage le périple (au sens aventurier du terme) qui nous attend.

Comme je ne peux malheureusement pas vous décrire tout dans le moindre détail (et ce n’est pas l’envie qui manque!), je vais tâcher de me limiter à l’essentiel, à ce qui croque un peu plus sous la dent…

Primera, Quito. Très grande ville, trois fois Montréal, au moins. Vue de l’avion la nuit de notre arrivée, c’était tout simplement magique, de la lumière partout à flanc de montagnes. Et pas des petites montagnes, j’oserais même dire les Andes, si vous me le permettez. Vous savez, celles avec de la neige au sommet et certaines avec des gros trous qu’on appelle volcan. Celles-là, mais illuminées. Magique.

Quito est une ville très propre, très jolie, avec des basiliques (les Sud-américains sont hyper chrétiens), des routes en pavé uni et beaucoup de commerces éparpillés de parts et d’autres. Aux dires de Caroline qui a vécu plus de deux mois et demi au Pérou, c’est une ville également mas tranquilo, où les voitures ne klaxonnent pas à chaque 2 secondes.

Autre particularité de Quito, sa situation géographique. À pratiquement 3000 mètres d’altitude, la vue est imprenable d’un peu partout, y compris du joli resto où nous avons dîné, au Café el Mirador, prenant place sur le toit d’un édifice et offrant une vue panoramique sur toute la ville, ou presque. Esta Muy bien!

Premier pépin du voyage : Caroline est allergique au médicament qu’on lui a prescrit pour la Malaria. Par chance, à Quito il y a des pharmacies en surnombre. Nous nous sommes donc rendus à l’une d’elle, où Caroline a pu obtenir dans un parfait espagnol un médicament alternatif (sans prescription, disons-le) pour la modique somme de…..0,70$.  Elle a évidemment dû valider la nature du médicament auprès de son amie pharmacienne à Rouyn, laquelle lui a dit qu’il s’agissait bien d’un médicament pour la Malaria. Ouf!

Notre séjour à Quito fut bref, un jour. Nous ne voulons pas trop nous attarder aux grandes villes. Direction Ibarra! Une petite ville située au nord de Quito, où nous séjournons déjà depuis cinq jours. Un lieu de transition nous permettant d’aller d’un village à l’autre et d’y faire toutes sortes d’activités telles qu'une randonnée autour d'un lac formé par un immense cratére, de l’escalade, une baignade sous les chutes, du parapente et…un petit traitement bien particulier signé dame nature…  La suite demain mes amis!

samedi 17 juillet 2010

Recommandations pré-voyage

Quelques jours à peine avant d'atteindre le degré 0 de notre chère planète, nous vous proposons un petit guide d’avant-voyage, lequel contient une panoplie d’informations qu’il vaut mieux connaître lorsqu’on souhaite braver les continents.

 
Il est important de spécifier que certaines recommandations proviennent des conseils de spécialistes de la fibrose kystique (mucoviscidose). Néanmoins, nous avons tout de même tenu à regrouper une documentation qui, selon nous, ne touchera pas seulement les gens atteints d’une maladie génétique, mais l’ensemble des voyageurs et voyageuses, tout pays confondu. Une personne bien informée en vaut dix...

 
Voici donc une énumération non exhaustive de recommandations pré-voyage utiles:

Santé:
  • Connaître tous les numéros d'urgence (clinique médicale, numéro sans frais pour contacter des pharmaciens, etc.);
  • Connaître les numéros de téléphone et les adresses des cliniques de fibrose kystique les plus proches;
  • S'assurer d'avoir reçu tous les vaccins et d'apporter les médicaments nécessaires (s'il y a lieu) pour la durée du voyage;
  • Pour les gens ayant besoin d'une greffe, se faire vacciner avant la greffe, car après celle-ci, aucune chance de recevoir ces vaccins;
  • Avoir avec soi son carnet de vaccins mis à jour;
  • Avoir un compresseur portable;
Prise de médicaments:
    • Avoir la quantité en double pour chaque type de médicaments;
    • Transporter le double de la quantité dans un autre bagage en cas de perte ou de vol;
    • Posséder la prescription papier de toute votre liste de médicaments;
    • Avoir à portée de main deux listes de tous les médicaments à prendre avec traduction dans la langue du pays visité;
    • Apporter une liste des différentes allergies dont vous souffrez (s'il y a lieu);
    • Transporter vos médicaments dans des contenants suffisamment hermétiques pour les protéger de la chaleur et de l'humidité;
En tant qu'accompagnateur:
    • Se familiariser avec les différents symptômes de la fibrose kystique;
    • Connaître les différents médicaments liés à la maladie et leur utilité;
    • Être apte à intervenir en cas d'urgence;
* Une rencontre avec un spécialiste de la santé peut donc être d'une grande aide!

Et le plus important:
    • Être conscient de ses limites!


Préparation 101

Bonjour chers voyageurs et voyageuses,

Il ne reste que deux jours avant le grand départ pour l’Équateur!

Après plusieurs mois de préparation méticuleuse, nous sommes finalement prêts pour ce voyage d’une durée d’un mois. Pour quelqu’un qui est en santé, organiser ce genre de voyage nécessite tout de même beaucoup de préparatifs. Or, pour moi qui suis atteinte de la Fibrose Kystique, la préparation d’un tel voyage devient une aventure à part entière.

J’ai voyagé plusieurs fois auparavant (Pérou, États-unis et Jamaïque) et pour l’ensemble de ces voyages, j’ai dû me prémunir contre les différents obstacles liés à la maladie tels que la logistique des médicaments, leur conservation, ma tolérance à l’altitude, la chaleur et l’humidité, pour ne nommer que ceux-ci. Bien que j’aie préparé chacun de ces voyages avec soin, avant chacun d’eux, il me semblait toujours manquer certaines réponses à mes questions.

C’est de ce sentiment d’incertitude et de celui de mes proches (amis, familles, conjoint et collègues) qu’est né le désir de réaliser ce projet de recherche sur la façon de voyager avec une maladie chronique. J’ai beaucoup appris depuis le début du projet et j’espère que vous y trouverez aussi réponse à certaines de vos questions en lisant le bilan de nos recherches ainsi que le récit de notre aventure en Équateur.

Bien à vous,

Caroline